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myel : Un brin de pluie pour réveiller ton désert
PetitRenard : Merci pour ces gouttes d'or, dans ce désert qui dort...
Kabotine : j'ai failli croire que ce blog était vide... mais en faisant défiler le joli fond je n'ai pas été décue...
PetitRenard : Oupsss, merci d ton obstination et de ton passage... En effet, ça passe mal sous Internet Explorer... Firefox me convient sans doute mieurx ;)
becassine : Bonsoir Petit Renard , j'aime bien ton désert ..ce ti soleil au loin ...cet étendue de sable ...on doit être bien !:)
PetitRenard : L'Adrar sous le vent, un premier de l'an... Merci de ton passage ;)
becassine : Bisous petit renard :)
PetitRenard : Kikoo becassine. Big Bisous et Bonne Année ;)
gribouillon : un petit bonjour en passant...cela fait si longtemps :)
PetitRenard : Coucou gribouillon! Cela fait si longtemps en effet!!! Heureux de te voir passer, au gré du vent!
MangakaDine : Salut PetitRenard, je t'écris ici parce que j'espère que cet endroit tu en prends encore soin et que tu ne vas pas le laisser à l'abandon. Voici un petit article pour éradiquer les spams de Joueb, si jamais ca te dit de venir nous aider, c'est par là : [Lien]
PetitRenard : Merci MangakaDine, j'ai en effet pris soin de réserver le mode Admin à quelques élus... (j'aime pas les spams)!

Mardi (22/09/09)
Hé puits!

Et puis après ?

Quelques mots en passant.

Comme pour oublier les faux pas,

Et faire mentir les « Faut-pas ».

Un brin de temps loin de cet espace,

Un peu de place en dehors des agendas.

Et les déserts qui se murent en silence

Et ces airs lointains de transhumance.

De la brume originelle émerge peu à peu

L’esprit engourdi, qui ne sait s’il peut

Encore en ce court instant

Laisser de son passage

Une brève trace…

Note fugace,

Laissée à l'incertitude

D'une lecture improbable.

Et dans cet acte hasardeux

Qui de l’écrivain ou du lecteur

En devient réellement l’acteur ?

Un sourire, un émoi, une larme

Une musique, une note

Souvenir

Au plaisir…

Ecrit par PetitRenard, à 01:16 dans la rubrique "Regards".
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Dimanche (01/03/09)
On voudrait...

On voudrait des mots,

On voudrait de l’art ;

Quelque chose de beau,

Un autre regard,

 

Voyager pour rien,

Prendre un autre train,

Partir pour ailleurs,

Seul ou à plusieurs

 

S’évader de soi

Quitter ses pourquoi

Accéder au jour

Accepter l’amour

 

On voudrait l’émoi

On voudrait l’égard

Un secret pour soi

Au fond d’un placard

 

Les doigts qui se frôlent

Désirs inavoués

La peur dans sa geôle

Sentiments avortés…

Ecrit par PetitRenard, à 16:14 dans la rubrique "Poésie".
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Dimanche (07/12/08)
Hiver

Je me souviens de ces peurs enfantines, dans les allées de neiges : poursuivi par mon ombre, un improbable loup à mes trousses ; et je cours jusqu’à la lumière, seul havre pour vaincre la pénombre et ses fantômes. Ma respiration dans l’air soulève des halos de vapeur : et je laisse partir mes peurs au vent glacial. La bise, comme on l’appelle : le vent du Nord qui modèle les congères lorsqu’il souffle sur le plateau. La nuit aussi est glaciale, silencieuse, religieuse peut-être. Le seul bruit de mes pas qui s’enfoncent dans la croute de neige, et mon cœur qui bat à tout rompre. Dans cette aire lumineuse que dégage le seul réverbère du quartier, je reprends mes esprit pour entamer la dernière portion : la plus longue. J’ai raccompagné la petite voisine, jouant les braves pour la rassurer ; mais c’est à moi maintenant de rentrer dans le noir… J’ai peur ; il fait froid ; cela me rappelle la mort bien que je ne l’ai pas encore connue…

Ecrit par PetitRenard, à 21:03 dans la rubrique "Regards".
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Dimanche (21/09/08)
On se fait une ligne?
--> (Episode 2)

Sur l’ancienne place du Trône-Renversé, carrefour de bien des lignes, je m’étais engouffré dans l’une des bouches comme à mon habitude : la machination allait reprendre le long de la ligne bleue, dans ses boyaux sombres et sinueux. Au premier havre, on profitait a nouveau de la lumière pour replonger vers la station suivante qui me rappelait un bateau incendié : ah les cendres du mât ne fumaient plus guère en ce lieu.


Je me mettais en quête de construire un collier et cherchait quelque fil hypo-gustatif (le fil dentaire n’étant pas assez solide) et des perles à chaise. Un marchand me proposa quelques modèles, mais ni le montant, ni les coloris ne me plurent et leur cours onéreux me dissuadèrent d’en faire acquisition.


Ah la belle vie là, faisait rêver bien des gens en quête de l’Eldorado ; j’aurais surement aspiré à pareille aventure, mais sortant de mes songes, j’oyais le son du célesta ; l’ingrat de service fit détaler le joueur à la sauvette et les vendeurs de passage. L’achat pèlerin n’était pas autorisé en ces lieux.


Tandis que l’attention des contrôleurs à la barre baissait, un vendeur parvint à placer quelques accroche-choux artistiques qu’il fixait à l’envers des manteaux féminins, par dépit galant sans même effleurer les intouchables hanches.  Ici les femmes d’une autre classe, deux plis chics à la taille, fleuraient quelques parfums aux arômes enivrant.


Je suivis un couple et les vis liés, étant moi même poussé par quelque sentiment étrange, ou je ne sais quel démon saugrenu : je cherchai dans ma poche la photo d’une femme, pour unique secours, celle face à qui toutes les autres devaient paraître bien ternes. Et je partis dans une étrange envolée lyrique, rêvant de réunifier sur mon char les deux Gaules et toilettant mon cheval.


Ce dernier s’arrêta sur la chaussée provoquant un soudain embouteillage. A défaut de triomphe, je me retrouvais blême devant mon civique tort « Hue ! Go ! » criai-je à ma monture ; elle repartit enfin pour se retrouver aspergée après la dernière porte, d’eau fine qui venaient des fontaines voisines.


C’est là que prit fin mon voyage bleu: accompagné d’un ami allemand, Herr Heuerr-See, je revenais sur paris et suite à quelque correspondance me retrouvais au bercail pour noter toute cette aventure.

Ecrit par PetitRenard, à 19:44 dans la rubrique "Apprivoisement".
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Dimanche (31/08/08)
As-tu?

As-tu pris les mots que j’avais égarés,

Laissés en suspend au dessus du clavier

Lettres en désordre pour ne pas retrouver

Tout les non sens que j’y avais caché ?

 

As-tu lu tous ces mots que je ne sus éditer

Comme des accrocs à mes humeurs oubliées

En poèmes, mémentos et autres brefs énoncés

Jusqu’à mes silences en ces heures méditées ?

 

N’as-tu pas vu les photos que j’avais publiées

Souvenirs de voyages, carnets de routes et autres clichés

Instantanés de vie sans légende, paysages colorés

Aux milles sourires, regards et visages gravés ?

 

As-tu entendu ces chansons que j’avais fredonnées

Musiques légères ou industrielles, musiques trempées

En français, en anglais, mélodie de mots rimés

L’écouteur à l’oreille, le monde et son défilé.

 

As-tu senti les émotions ici où là délivrées

Dans un concert, un coup de gueule, un billet

Bribes de vies, tranches d’histoires rédigées

Là, les instants partagés deviennent éternité…

 

Ecrit par PetitRenard, à 20:59 dans la rubrique "Regards".
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Samedi (21/06/08)
Liste

Une femme, un sourire,

Une dame, un désir,

Une larme, un soupir

Une alarme, où courir

 

Un regard, une dune

Un renard, une lune

Un espoir, une brune

Un départ, sans rancune

 

Une danse,  un recueil

Une ambiance, un accueil

Une avance, un clin d’œil

Une chance, nouveau seuil

 

Un cadeau, une princesse

Un joyau, une promesse

Un écho, une caresse

Un piano, délicatesse

 

Un béguin, aventure,

Un airain, doux murmure

Un câlin, sa brulure,

Une main, sans armure…

 

Ecrit par PetitRenard, à 19:05 dans la rubrique "Poésie".
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Mercredi (18/06/08)
Le temps qui passe...
--> ... écrire pour ne pas mourrir
Pourquoi revenir en ces dunes arides quand mon cœur est en rade ? Les mots sont rudes quand l’émotion s’érode, et les passions se diluent tandis que les espoirs se délient. La vie rituelle n'est pas pour moi ni la virtuelle d'ailleurs. Là où les virtuoses en milles vertus osent cent mots, l'avis tue aussi et l'émoi avorté à demi avoué, n'est pas redonné pour autant. L'amertume a pris le pas sur l'omerta post mortem, et se mure en ma mémoire dans un murmure sans fard... Il se fait tard.
Ecrit par PetitRenard, à 22:20 dans la rubrique "Apprivoisement".
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Dimanche (03/02/08)
Douce heure...
Dans la douceur du moment, tiédeur d’un soleil d’hiver
Nous arrêtâmes un instant, amants, atomes d’univers
Les mains serrées, frémissement, cœurs à découvert
Relisant très lentement quelques mots de Prévert...

J’ai croisé un catholique qui m’a dit: la vie c’est l’amour de l’amour et la mort de la mort.
J’ai croisé une gothique qui m’a dit: la vie c’est la mort de l’amour et l’amour de la mort.
Puis j’ai croisé un croque-mort qui m’a affirmé que la mort était l’amour de sa vie.
J’ai croisé un mort-vivant un peu dépressif qui m’a dit que sa vie se résumait à la mort de son amour.
Une amie m’a dit avec amour qu’elle aimait la vie à mort.
Un poète m’a écrit que la mort serait de vivre sans amour.
Jane Manson (la frangine à Marylin ?) chantait « Aimer c’est mourir un peu ».
Aragon disait « Il est plus facile de mourir que d'aimer. C'est pourquoi je me donne le mal de vivre Mon amour... »
Des amoureux affirmaient s’aimer à la vie, à la mort.
Et cette litanie serait sans fin si je devais tout énumérer rien qu'avec ces trois mots.

De ces trois composants
Quelle est donc l'équilibre?
Quel savant fou ou quel petit enfant
Aura la formule qui rend libre?

"La vie est une cerise
La mort est un noyau
L'amour un cerisier."
J.Prévert

Ecrit par PetitRenard, à 17:45 dans la rubrique "Poésie".
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Lundi (21/01/08)
Pansés pour moi-même...

Que faire quand les mots sont creux, les écrits se croisent et les distances se creusent ? Les poètes pleurent en d’autres crises. D’où vient cette blessure subtile, ce sentiment intime et pourtant tactile, la fuite du temps en ces lignes futiles ? Le secret que je cache à mon insu, quand se créent les mots de mes cris, se révèle peu à peu en ses creux inégaux. Et si le dessein n’est pas clair, c’est qu’il faudra y revenir, par touches successives…

Et cela vous laisse un sentiment d’idéal perdu, l’impression d’un bonheur jadis connu mais qui vous serait désormais interdit. Et c’est dans le désir que le poète se perd en ses vers : c’est le vœux d’une caresse légère, qui soudain de la poule vous donne la chair. Et dans ce frémissement à faire s’effondrer les plus grandes tours, le souffle léger exhalé par les lèvres empruntes d’amour, un laps d’éternité à soudain sous vos yeux pris cours. Et dans ces étreintes qu’en rêve on peut vivre cent fois, dans ces « Je t’aime » le soir au fond des bois, dans ces poèmes qu’on peu écrire sans loi, toujours ce thème qui nous redit l’indicible émoi.

Mais le poète, dans sa supposée malédiction, connait en son cœur, du désir la valeur. Et pour la préserver d’une probable frustration, préfère au plaisir, le simple souvenir de cette vive émotion. Alors il repart solitaire dans ce monde, tentant ici ou là d’écrire ses passions. On le croit triste, nostalgique ou sans raison alors qu’il cherche toujours un cœur à l’unisson…

Ecrit par PetitRenard, à 22:56 dans la rubrique "Regards".
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Mercredi (05/12/07)
On se fait une ligne?
--> (entre deux grèves)

Et une ligne pour la une !

Je m’engouffrais dans la bouche béante, et me retrouvais sur un quai. Soudain mon château devint scène et je dus me courber aux trois quarts pour avancer. D’un pas hésitant, ma main sans détour elle se trouva à portée de vingt saines bouteilles, de renommée pour la Nation. C’étaient un Brouilly, dit de rôt, qu’un garde-lion avait acquis contre une poignée de basses tilles.

Sans savoir comment, je me retrouve étendu entre les cinq pôles d’un pentagramme à l’Hôtel Devil tandis qu’une chatte lèche mes joues. Une odeur pestilentielle sort de sa bouche qui quand elle l’ouvre, rive au lit ! Sortant de ce mauvais pas l’air royal, museau délivré, je revois les gens qui de ma tuile rient !

Jusqu’ici tout concordait et ces mêmes gens sur le chant élisaient Clémence aux victoire de la musique. Frank, l’un des roux sveltes, avait entonné à pleine gorge cinq cantiques qu’avait repris Charles (tout) de go, l’étoile montante qui allait faire un triomphe. Mais il ne la menait pas large en « teen » et son porte maillot-de-bain lui apprendrait bien assez tôt ce que les sables ont de corrosifs quand les plages musicales sont ternes.

Et quand ces fripons de nœuds y mêlent les pistes, est-ce la panade de la défonce, si l’on enlève à la déférence son air pour finir à la défense..

 
(demain, j’arrête le sucre glace… Désolé :s)

Ecrit par PetitRenard, à 19:57 dans la rubrique "Apprivoisement".
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