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Késidi
Songe : J'espère que tu te portes bien depuis le temps que tu n'es plus venu en ces lieux.
PetitRenard : Merci myel, gribouillon et Songe de vos petits mots, passages... Je ne vous oublie pas, mais j'écris (je crie?) peu ces temps-ci. Amitiés.
myel : Un brin de pluie pour réveiller ton désert
PetitRenard : Merci pour ces gouttes d'or, dans ce désert qui dort...
Kabotine : j'ai failli croire que ce blog était vide... mais en faisant défiler le joli fond je n'ai pas été décue...
PetitRenard : Oupsss, merci d ton obstination et de ton passage... En effet, ça passe mal sous Internet Explorer... Firefox me convient sans doute mieurx ;)
becassine : Bonsoir Petit Renard , j'aime bien ton désert ..ce ti soleil au loin ...cet étendue de sable ...on doit être bien !:)
PetitRenard : L'Adrar sous le vent, un premier de l'an... Merci de ton passage ;)
becassine : Bisous petit renard :)
PetitRenard : Kikoo becassine. Big Bisous et Bonne Année ;)
gribouillon : un petit bonjour en passant...cela fait si longtemps :)
PetitRenard : Coucou gribouillon! Cela fait si longtemps en effet!!! Heureux de te voir passer, au gré du vent!

Samedi (21/06/08)
Liste

Une femme, un sourire,

Une dame, un désir,

Une larme, un soupir

Une alarme, où courir

 

Un regard, une dune

Un renard, une lune

Un espoir, une brune

Un départ, sans rancune

 

Une danse,  un recueil

Une ambiance, un accueil

Une avance, un clin d’œil

Une chance, nouveau seuil

 

Un cadeau, une princesse

Un joyau, une promesse

Un écho, une caresse

Un piano, délicatesse

 

Un béguin, aventure,

Un airain, doux murmure

Un câlin, sa brulure,

Une main, sans armure…

 

Ecrit par PetitRenard, à 19:05 dans la rubrique "Poésie".
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Mercredi (18/06/08)
Le temps qui passe...
--> ... écrire pour ne pas mourrir
Pourquoi revenir en ces dunes arides quand mon cœur est en rade ? Les mots sont rudes quand l’émotion s’érode, et les passions se diluent tandis que les espoirs se délient. La vie rituelle n'est pas pour moi ni la virtuelle d'ailleurs. Là où les virtuoses en milles vertus osent cent mots, l'avis tue aussi et l'émoi avorté à demi avoué, n'est pas redonné pour autant. L'amertume a pris le pas sur l'omerta post mortem, et se mure en ma mémoire dans un murmure sans fard... Il se fait tard.
Ecrit par PetitRenard, à 22:20 dans la rubrique "Apprivoisement".
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Dimanche (03/02/08)
Douce heure...
Dans la douceur du moment, tiédeur d’un soleil d’hiver
Nous arrêtâmes un instant, amants, atomes d’univers
Les mains serrées, frémissement, cœurs à découvert
Relisant très lentement quelques mots de Prévert...

J’ai croisé un catholique qui m’a dit: la vie c’est l’amour de l’amour et la mort de la mort.
J’ai croisé une gothique qui m’a dit: la vie c’est la mort de l’amour et l’amour de la mort.
Puis j’ai croisé un croque-mort qui m’a affirmé que la mort était l’amour de sa vie.
J’ai croisé un mort-vivant un peu dépressif qui m’a dit que sa vie se résumait à la mort de son amour.
Une amie m’a dit avec amour qu’elle aimait la vie à mort.
Un poète m’a écrit que la mort serait de vivre sans amour.
Jane Manson (la frangine à Marylin ?) chantait « Aimer c’est mourir un peu ».
Aragon disait « Il est plus facile de mourir que d'aimer. C'est pourquoi je me donne le mal de vivre Mon amour... »
Des amoureux affirmaient s’aimer à la vie, à la mort.
Et cette litanie serait sans fin si je devais tout énumérer rien qu'avec ces trois mots.

De ces trois composants
Quelle est donc l'équilibre?
Quel savant fou ou quel petit enfant
Aura la formule qui rend libre?

"La vie est une cerise
La mort est un noyau
L'amour un cerisier."
J.Prévert

Ecrit par PetitRenard, à 17:45 dans la rubrique "Poésie".
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Lundi (21/01/08)
Pansés pour moi-même...

Que faire quand les mots sont creux, les écrits se croisent et les distances se creusent ? Les poètes pleurent en d’autres crises. D’où vient cette blessure subtile, ce sentiment intime et pourtant tactile, la fuite du temps en ces lignes futiles ? Le secret que je cache à mon insu, quand se créent les mots de mes cris, se révèle peu à peu en ses creux inégaux. Et si le dessein n’est pas clair, c’est qu’il faudra y revenir, par touches successives…

Et cela vous laisse un sentiment d’idéal perdu, l’impression d’un bonheur jadis connu mais qui vous serait désormais interdit. Et c’est dans le désir que le poète se perd en ses vers : c’est le vœux d’une caresse légère, qui soudain de la poule vous donne la chair. Et dans ce frémissement à faire s’effondrer les plus grandes tours, le souffle léger exhalé par les lèvres empruntes d’amour, un laps d’éternité à soudain sous vos yeux pris cours. Et dans ces étreintes qu’en rêve on peut vivre cent fois, dans ces « Je t’aime » le soir au fond des bois, dans ces poèmes qu’on peu écrire sans loi, toujours ce thème qui nous redit l’indicible émoi.

Mais le poète, dans sa supposée malédiction, connait en son cœur, du désir la valeur. Et pour la préserver d’une probable frustration, préfère au plaisir, le simple souvenir de cette vive émotion. Alors il repart solitaire dans ce monde, tentant ici ou là d’écrire ses passions. On le croit triste, nostalgique ou sans raison alors qu’il cherche toujours un cœur à l’unisson…

Ecrit par PetitRenard, à 22:56 dans la rubrique "Regards".
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Mercredi (05/12/07)
On se fait une ligne?
--> (entre deux grèves)

Et une ligne pour la une !

Je m’engouffrais dans la bouche béante, et me retrouvais sur un quai. Soudain mon château devint scène et je dus me courber aux trois quarts pour avancer. D’un pas hésitant, ma main sans détour elle se trouva à portée de vingt saines bouteilles, de renommée pour la Nation. C’étaient un Brouilly, dit de rôt, qu’un garde-lion avait acquis contre une poignée de basses tilles.

Sans savoir comment, je me retrouve étendu entre les cinq pôles d’un pentagramme à l’Hôtel Devil tandis qu’une chatte lèche mes joues. Une odeur pestilentielle sort de sa bouche qui quand elle l’ouvre, rive au lit ! Sortant de ce mauvais pas l’air royal, museau délivré, je revois les gens qui de ma tuile rient !

Jusqu’ici tout concordait et ces mêmes gens sur le chant élisaient Clémence aux victoire de la musique. Frank, l’un des roux sveltes, avait entonné à pleine gorge cinq cantiques qu’avait repris Charles (tout) de go, l’étoile montante qui allait faire un triomphe. Mais il ne la menait pas large en « teen » et son porte maillot-de-bain lui apprendrait bien assez tôt ce que les sables ont de corrosifs quand les plages musicales sont ternes.

Et quand ces fripons de nœuds y mêlent les pistes, est-ce la panade de la défonce, si l’on enlève à la déférence son air pour finir à la défense..

 
(demain, j’arrête le sucre glace… Désolé :s)

Ecrit par PetitRenard, à 19:57 dans la rubrique "Apprivoisement".
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Vendredi (05/10/07)
Avis de tempête...
Quand les rêves se sont tus… J’ai perdu l’usage des couleurs comme pour mieux exprimer les douleurs, et j’ai recouvert de noir tous les murs sans espoirs ; j’ai emprunté les vieux couloirs, ressassé les déboires, déterrés mes plus sales histoires. Des musiques en mineur pour apaiser mes humeurs, fièvre et pâleurs aux plus sombres heures. Trahisons répétées remettent en cause les valeurs, à quoi bon conserver un quelconque honneur ? Et si le mérite ne fait plus recette, c’est que l’hypocrite est sans doute à la fête…
Que n’aurais-je préféré en ces heures le roi lire que ces sombre aigreurs en prose ressentir. Et malgré mes lourdeurs pesantes ne pouvais que m’aigrir. J’aimerais tant au plus bas, un peu d’espoir écrire, remonter la pente plus qu’à mon sort m’assortir. Question de point de vue, d’énergie, de désirs… Quand le combat s’annonce ne prend pas le parti des râleurs, ni la fuite comme un simple voleur. Relève-toi et ne t’illusionne pas comme le font les menteurs ; regarde droit, la vérité vaut mieux que les pleurs ; et l’affronter réussit plus aux vainqueurs qu’aux résignés et aux usurpateurs…
Ecrit par PetitRenard, à 23:54 dans la rubrique "Regards".
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Lundi (17/09/07)
Les mots filent...

Comme au paravent, un passage en coup devant le clavier ensablé, sablier oublié.

Comme au présent que l’on offre, trésor ancien que l’on sort d’un coffre. Comme pour témoigner en corps que l’écrit n’est pas mort mais que simplement il dort… Les mots frappés sur ces touches, comme sur un papier que l'on couche, et qui parfois - mais qui saurait dire pourquoi - font mouche.

Résonances anciennes des temps sans fuite, des larmes sans suite et des vagues subites. Ah, comme j'aimais à ces instants suspendus, graver dans le sable ces messages à jamais perdus. Faisant burin de mon doigt, les cris éphémères repartaient en poussière à ces poètes de jadis et naguère. Et tout ce qu’il y avait d’imparfait dans le temps, conférait à ces fêtes d’éternels airs en des ritournelles langoureuses, propres à séduire les amoureuses.

Qu’aucun passé, aussi simple futile, n’écorna ces souvenirs, me donna le tournis ; alors je tournai la page, en voulu savoir d’avantage. Las, mes moires peu à peu s’estompèrent en des langues étrangères, et rangeai ma plume sur une étagère.

Et toutes les amours que j’avais rêvées plus que parfaites, s’étaient tues, soudain devenues muettes. Et mon cœur avait cessé pour un temps de battre, et le monde avait pris cette couleur grisâtre. Où donc l’envie s’était-elle égarée ?

Cherchant à travers un passé antérieur, j’eus franchi monts et marées pour découvrir de mon oubli la teneur. Quelle histoire m’eut donné pareille terreur qu’a mon insu, l’ignorance fut désignée vainqueur.

Il m’a alors fallu, avec le passé composer. J’ai repris la plume et l’ai retrempée dans l’encre de la vie. Et les souvenirs sont revenus petit à petit, puis les images ont reparu, en noir et blanc comme au commencement, puis en couleur au fil des heures.

Et j’ai appris le conditionnel qu’on dit si exceptionnel : on se voudrait grand et sage, sans vieillir, acquérir le poids des âges, s’envoler comme un oiseau quitte sa cage, grandir un peu, enfin tourner la page. Ah ce temps des rêves ne devrait jamais s’estomper et toujours de l’avant nous pousser…

Ecrit par PetitRenard, à 00:36 dans la rubrique "Histoires".
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Mardi (21/08/07)
En vrac
--> (Ca faisait un bail)

Des mots qui restent bloqués derrière les touches de ce clavier. Je le caresse ou le tapote, selon mon stress et les idées qui trottent. Et puis je le renverse un peu, et le secoue un rien curieux. Et par bribes soudaines, les mots tombent et s'enchaînent...

Des mots anodins, des mots sans lendemains.
Des mots sans vie, les mots de l'oubli.
Des mots pour rien, pour se dire un brin.
Des mots pour crier, besoin de se libérer.

Des mots ravalés, ceux de la dignité
Des mots bricolés, fin de nuit agitée
Des mots dans le café, aux matins avortés
Des mots un peu pressés, pas le temps de rédiger.

Des mots d'amitiés, heures douces partagées
Des mots a demi effacés, pas envie d'en crier
Des mots doux susurrés, gardons l’intimité
Des mots pas toujours assurés, pure timidité.

Les mots d’amour, eux reviennent toujours
Des mots de sourd, aux gestes lourds
Des mots écrasés, par le poids des regrets
Des mots cachés, honte ou envie de jouer.

Des mots secrets, dans un coeur enroulé
Des mots sacrés, dans le cœur attachés
Des mots s’y créent, l’émotion avouée
Des mots sucrés, et pas de notes salées.

Des mots de minuit, des mots de la vie
Des mots de tous les jours, simples comme bonjour
Des mots à relire, tirent parfois un sourire
Et le mot de la fin, « zut ! je bosse demain ! »

 

 

Ecrit par PetitRenard, à 23:59 dans la rubrique "Apprivoisement".
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Jeudi (01/02/07)
Jouons dans la neige...
--> (j'ai faim)

Vers l'infini et au delà... (cours Forrest! Cours!!!)
Ecrit par PetitRenard, à 22:58 dans la rubrique "Regards".
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Dimanche (07/01/07)
Et l'an neuf

Sortie nocture sous cette lune pleine, le vent de sable me giffle les joues. Dune après dune le désert s'étale devant mes yeux et mon esprit s'évade et se dissout, comme le granit devient sable... Nul bruit aux environs si ce n'est le vent, et cette solitude profonde qui m'envahit. Malgré le groupe dans le bivouac déjà lointain, je me sens seul et pourtant si bien. Un goût d'infini réside en ces lieux: combien de grains de sable? Combien de soleils égrennés sur le grand sablier du temps? Le premier dénombrable mais qui le ferait? Le second ne l'est pas et qui s'en dérangerait? Besoin de nombres, rêve de l'ombre; et pourquoi se biler avec ces calculs, petits cailloux sous ma mine râlent?

Et puis l'an passe comme la caravanne sans que le chien n'aboie, ni ne boive d'ailleurs. Et puis tout est pareil: le même vent qu'avant, les mêmes dunes sous la lunes, les même gens sous la tente (sans attente?). Un an de plus sur le grand conteur; tout cela m'étourdit et me tourne les sens comme les trente six chants d'elle. Et puis si le vent s'appaise, je verrai le chasseur et Cassiopée, plantés dans ce ciel sans fin. Nos millénaires sont leurs secondes à la lumière de nos petites sondes. Je prends l'air et regarde à la ronde; le sable froid sous mes pieds me ramène à ce monde.

Mais qu'espérais-tu voyageur? Te voir ici révéler les secrets du bonheur?

Ecrit par PetitRenard, à 23:05 dans la rubrique "Apprivoisement".
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